Bref, pour le deuxième tour des présidentielles nous sommes nombreux à gauche à admettre qu'il faut mettre le bulletin ROYAL dans l'urne: c'est le moyen le plus pratique de la période pour éviter la prise de pouvoir par SARKOZY.

Mais après, comment on continue?

Je persiste à penser que les différentes forces, organisées ou non, qui avaient contribué au rejet d'une Europe libérale ont vocation à construire une alternative au libéralisme.

De ce point de vue, il faut capitaliser ( si, si! ) le travail déjà effectué. Grosso modo, entre mai et décembre 2006, quelques étapes ont été franchies ( au sein des collectifs anti-libéraux pour lesquels il ne faut pas avoir de mémoire sélective : il y a eu du positif qu'il faut faire fructifier ) Cela a abouti à reconnaissance de la nécessité d'aller au gouvernement, mais pour y mettre en oeuvre des mesures concrètes qui sortent le pays du carcan libéral.

C'était une avancée formidable, car elle sortait la gauche du faux choix entre gouverner en renonçant ou être intransigeant dans l'opposition.

Partons de cette idée et voyons, ensemble, comment la mettre en musique.

Réactivons l'outil "collectif anti-libéral" en acceptant de lui faire jouer son rôle et rien que son rôle ( = ce n'est pas la matrice d'un nouveau parti mais le lieu de convergence de forces qui n'ont pas la même histoire, qui n'ont pas la même lecture de l'Histoire, mais qui aspirent à construire un avenir où le marché n'est pas la fin de l'Histoire )

J'y reviendrai...

A bientôt ( à la manif du 1er mai ? )